Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

"L'esprit né de la vérité a plus de puissance que la force des circonstances" Albert SCHWEITZER.

Publicité

FRANCE : CONFIANCE ZERO, AVENIR INCERTAIN ?

Impossible, désormais, de le nier : c'est la rigueur. Malgré  les artifices savants des techniciens de Bercy, malgré le message pseudo protecteur délivré  par Nicolas Sarkozy à Toulon, le déficit budgétaire plongera quand même à 52, 1 milliards en 2009 et une dette à 65,7 % du PIB !

 

 Avec la crise financière internationale, un cours toujours élevé du pétrole, le renchérissement des matières premières, la montée de l'euro et la chute de l'immobilier, il serait illusoire de miser sur une croissance supérieure à 1 % l'an prochain.

 

Pourquoi cet insignifiant 1% de croissance ? Parce que la réalité économique est souvent cruelle quand le Gouvernement manque de vision ou navigue à vue.

 

Miser sur les exportations, vendre du nucléaire ? Les industriels français perdaient déjà du terrain dans un marché international en plein boom avec un euro à 1,20 dollar. Ils seront à la peine dans un monde devenu plus chaotique avec une monnaie européenne qui vaut environ 1,50 dollar et pourrait être propulsée à 1,70 ou 1,80 si aucune solution n’est trouvée à la crise américaine. Déjà que la chambre des représentants aux Etats-Unis a rejeté le plan « Paulson » (plan qui vaut 700  milliards de dollars) !

 

L'investissement ? Difficile d'espérer une montée en puissance alors que la demande ralentit, que l'argent vaut plus cher, que les financements deviennent plus incertains.

 

L’emploi ? 41.300 chômeurs en plus au mois d’Août ! Une telle bérézina remonte à 1993 au temps de Balladur ! Rebelote aujourd’hui avec son « poulain-président » ! Cherchez l’erreur !  Parmi  les pistes gouvernementales pour faire face à la situation, figurent les contrats aidés. Sarkozy veut nous refaire du Jospin avec les contrats aidés ! Que n’avait-on pas entendu sur les contrats aidés (emplois jeunes…) mis en place par la gauche plurielle ? Ce sont ses ardents détracteurs qui comptent y recourir pour espérer baisser le chômage. Mais attention ! Si les contrats aidés permettent aux chômeurs de retrouver un emploi souvent en CDD   renouvelable, en revanche, ils ne leur permettent pas de faire de véritables projets d’avenir ! Il s’agit d’un dispositif qui donne le sentiment d’avoir un emploi…….qui, in fine sera perdu. Son succès dépendra de son couplage avec une formation pouvant permettre aux bénéficiaires de rebondir, sinon retour à la case départ : chômeur et pauvre ! Et va relancer la croissance avec ça !!

 

Miser sur le consommateur ? En ce moment, le consommateur ne badine pas avec ses sous. D’ailleurs, il n’en a pas. Sur la première moitié de l'année, il n'a pas augmenté ses achats. En août, il a acheté moins de produits industriels qu'un an plus tôt. Il manque cruellement d'argent. Le pouvoir d'achat ne progresse même plus. Des millions de foyer sont à la peine.

 

Face à une telle situation, les français préfèrent épargner. Leur tirelire  affiche 200 milliards d'euros. Cette année encore, les Français vont épargner plus de 15 % de leurs revenus. Sarkozy a beau débloqué l’intéressement et la participation, les français restent prudents. Qui peut leur en vouloir  quand l’avenir est aussi incertain ?

 

Cette attitude prudentielle s’explique par la crainte du chômage qui pourrait frapper quiconque à tout moment et par la hausse des prix, privative de marges de manœuvres.  De même, le déficit d'aujourd'hui fera la dette de demain et les remboursements d'après-demain. Autrement dit, les français finiront par passer à la casserole. En plus,  les français n'ont toujours pas confiance dans l'avenir des retraites. Ils doutent toujours. Ils voient grossir les générations de baby-boomers partant à la retraite (800.000 par an, contre 500.000 il y a quelques années). Ils voient des retraités pauvres. Ils refusent l'idée de travailler après 60 ans.

 

Face à  l'incapacité des pouvoirs publics de maîtriser le déficit et constatant un risque majeur sur les retraites, le consommateur en tire une conclusion simple et finalement compréhensible : mieux vaut épargner, quand bien même c’est mauvais pour la consommation et donc pour la croissance. Il casserait sa tirelire ou épargnerait moins  quand il estimera que l'Etat maîtrise enfin ses finances et que l'avenir des retraites est assuré.

 

Enfin, pour commencer, il serait bien vu que l’Etat réduise son train de vie, insiste sur le pouvoir d’achat par une augmentation des allocations familiales et celles relatives au logement, supprime la détaxation des heures supplémentaires favorisant la création d’emplois, encourage les partenariats public-privé en matière de construction de logement et d’infrastructures nouvelles, redevient un véritable acteur de la politique industrielle, muscle le système productif sans oublier de promouvoir de nouvelles règles de transparence relatives à la finance internationale.

 

Il ne s’agit pas d’un plan de relance car nul ne sait avec exactitude l’entièreté des dégâts causés par la crise financière ! En même temps, ce n’est pas avec 1% de croissance qu’on peut espérer une bonne politique de relance ! Pour l’instant, il s’agit de poser les jalons….

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article