Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

"L'esprit né de la vérité a plus de puissance que la force des circonstances" Albert SCHWEITZER.

Publicité

POURQUOI HOLLANDE A RAISON ?

Nous avons vécu, sous le couple Sarkozy-Fillon, un quinquennat qui en dépit des apparences est une catastrophe économique. Cette vérité ne doit échapper à aucun entendement. Cette réalité ne facilite pas l’action de François Hollande, malheureusement et injustement accablé d’un procès en indécision, ou en incompétence. Certes, son impopularité traduit le pessimisme des français confrontés à une angoisse sérieuse sur le chômage, sur les impôts, sur la France de demain, etc.….Mais, malgré le brouhaha médiatique, le gouvernement mène des réformes dont les effets ne sont pas encore perceptibles.


Dans cette France déprimée, la tâche du Gouvernement est colossale, titanesque, mais réalisable à condition que notre pays relève certains défis afin de retrouver sa souveraineté budgétaire et s’éloigner ainsi du diktat des agences de notation.


Nous avons deux principaux challenges que ce gouvernement s’évertue à  corriger. Le premier, pour réduire le chômage et surtout créer des emplois, est celui du redressement et de l’assainissement des comptes publics, mais aussi du rétablissement de notre appareil productif. Le second, toujours dans l’optique de créer des emplois, est de retrouver des gains de compétitivité. Sa dette colossale et le recul de sa compétitivité privent la France de marge de manœuvre et l’empêche de mener, pour l’instant, une véritable politique orientée vers la demande.


Ne pas maîtriser notre dépense publique, serait prendre le risque d’affaiblir notre modèle social. Pis, ça serait renoncer à nos services publics. La  volonté manifeste du gouvernement de réformer traduit la nécessité de préserver nos droits et acquis sociaux.


Chose inédite, ce gouvernement fait le choix de réaliser des économies afin de réduire la pression fiscale. 15 milliards d’économies dans le budget pour 2014, c’est louable. C’est un bon début. Gageons que cette logique de faire des économies soit présente jusqu’à la fin du quinquennat. Sans économies, point de salut pour nos services publics, point de répit pour notre politique de protection sociale, point de droits nouveaux à acquérir. Que ceux qui pensent que l’Etat peut dépenser à vau-l’eau gardent raison ! Cela dit, faire des économies dans notre budget ne signifie pas renoncer aux objectifs impérieux de services publics. Cela ne signifie pas non plus mener une politique d’austérité. Réduire les dépenses publiques dans un contexte aussi contraint, c’est vital pour investir dans d’autres domaines aussi importants comme la recherche et l’innovation, les universités, l’école, l’hôpital, etc…


Il m’apparaît logique de citer un troisième challenge à relever qui est celui du vivre-ensemble incarné par la République.


La République salie par des insultes racistes, livrée à elle-même face à la montée de la haine, doit être constamment défendue. Malheureusement ses ennemis augmentent en période de crise économique ! Mais ses défenseurs  qui la chérissent comme un bien précieux, un trésor ou un patrimoine commun, doivent donner un écho au meeting contre les extrémismes du 27 novembre à Paris.


A la fin de l'été, lors du séminaire de rentrée du gouvernement, François Hollande imaginait trois scénarios pour la France. « Le déclin », amorcé depuis dix ans ; il s’agit d’y mettre un terme en poursuivant des politiques suffisamment vigoureuses, courageuses et clairement expliquées. Un pays « cabotant au jour le jour, de crise en crise, en essayant d'éviterles écueils » ; nous l’avions connu. « Un projet d'avenir», assez ambitieux pour permettre aux Français de sortir d'une résignation rageuse qui donne le beau rôle au Front national. Tel est l’objectif de ce quinquennat.


Depuis un an et demi, François Hollande conduit, avec le gouvernement, une politique clairement identifiée : le redressement du pays et la nécessité d’une République apaisée. Cette politique n’est pas facile. Elle n’a pas la préférence des sondages, mais c’est la voie à prendre pour réenchanter notre destin national, forcément commun.  

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article