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"L'esprit né de la vérité a plus de puissance que la force des circonstances" Albert SCHWEITZER.

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Pêle-mêle….

Cet été, les ayatollahs de la prédiction vociféraient sur toutes les ondes que le prix du baril du pétrole atteindrait bientôt les 200 dollars. Voire plus. Où en est le baril aujourd’hui ? Il côte à peine 48 dollars.

Ces  mêmes experts nous avaient, soi-disant, rassuré en ânonnant qu’une rebelote de la crise de 1929 était inenvisageable. Aujourd’hui, nous traversons une violente crise ; une crise fortement identifiable à celle de 1929 où drames financier, économique et social font malheureusement bon ménage.

Avec l’élection de Sarkozy, certains idéologues, qualifiés doctement de « meilleurs économistes », ringardisaient les socialistes en vociférant partout que le Keynésianisme était tombé en désuétude et que l’intervention de l’Etat dans le marché était nuisible à la croissance. Aujourd’hui, ce sont ces mêmes libéraux, ennemis d’hier d’intervention de l’Etat, qui le réclament ! C’est vrai, seuls les imbéciles ne changent pas d’avis ! Mais quand on s’est borné pendant longtemps à faire croire que la liberté du marché serait garante de la prospérité économique, on peut humblement avouer qu’on a fait preuve de cécité économique ! Et cette cécité, on en paie aujourd’hui le prix !

Tenez ! Une autre pseudo évidence ! On nous avait bassiné avec une arrogance féroce, lors de la campagne présidentielle, que Nicolas Sarkozy était prêt à présider aux destinées de ce pays, que les plans étaient prêts !!!Aujourd’hui, le même Nicolas Sarkozy nous a habitués, en matière économique à des volte-face tous les mois. Le Sarkozy du paquet fiscal, mesure inique par excellence, n’est pas le même que celui de la relance par l’investissement (quand bien même cela n’aurait aucun effet significatif).

Depuis 2002, l’imposture, l’intimidation et l’improvisation sont les maîtres-mots qui sous-tendent les réformes entreprises par la droite, notamment celle qui est au pouvoir en ce moment. Dieu fasse qu’elle reconnaisse la défaite de sa pensée et qu’elle mette en œuvre des mesures efficaces susceptibles de sortir l’économie réelle de la gadoue.

Enfin, même si le PS de Martine Aubry semble s’atteler à son rôle d’opposition (la bataille sur la réforme de l’audiovisuelle, la critique du plan de relance, la prochaine bataille contre le travail dominical…), les partis politiques, en général, n’ont pas encore gagné la complète confiance des électeurs. Le PC s'est recroquevillé sur une gestion autiste. Le Modem se réduit aux postures personnelles de François Bayrou. Le FN éclate en rivalités personnelles, se disputant les maigres restes de son champion à la retraite. Les Verts ont heureusement rompu avec leurs querelles internes, mais leur nouvelle sagesse a des airs convalescents qui stimulent peu. Et on ne cite que pour mémoire le Nouveau Centre ou le Parti radical, affairés sans succès à faire croire qu'ils existent. Dans ce théâtre incertain ne semblent surnager que le Nouveau Parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot et l'UMP de Nicolas Sarkozy. Mais non sans incertitudes.

Le jeune postier exploite au mieux ses talents de tribune et rencontre, il faut le dire, les aspirations imprécatrices d'une partie non négligeable du public. Mais son adéquation même à l'air du temps le prive d'un programme crédible pour gouverner, ce qui est la vocation normale d'une formation politique. Il s'en accommode en jouant un rôle en tête de manif, non de parti. A l'autre bout, l'UMP peut donner l’illusion d’apparaître comme le seul parti puissant et organisé, avec un grand leader et de grands moyens. Mais il est aussi en danger, comme le révèlent son récent changement de secrétaire général, la fronde de certains de ses parlementaires, ou les luttes de personnes (Copé versus Bertrand), qu'il parvient mal à masquer.

Soit ils sont orientés afin de servir les intérêts d’une seule personne, soit ils sont organisés dans le but d’exclure les amis d’hier de la direction, soit ils oublient ceux à quoi ils devraient servir !! Et si on redéfinissait le rôle d’un parti politique ?

 

 

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