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"L'esprit né de la vérité a plus de puissance que la force des circonstances" Albert SCHWEITZER.

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Ségolène Royal : Chronique d’une tentative de coup d’Etat…

Après un congrès de Reims désastreux d'où n'a émergé aucune ligne politique majoritaire, le vote des militants jeudi et vendredi pour élire une leader s'est soldé par un résultat étriqué contesté par le camp de la présidente de Poitou-Charentes.

Mû par des haines personnelles, divisé entre partisans d'un parti présidentiel voulu par Ségolène Royal et d'une formation oscillant entre classicisme, parlementarisme et social-démocratie qu'entend préserver Martine Aubry, le Parti socialiste semble à l’agonie.

La faute à Jospin ? Pour installer son pouvoir, sous couvert de modernisation, lors de son second principat à la tête du parti, entre 1995 et 1997, Jospin a mis en place une logique infernale, c’est-à-dire l’élection du premier secrétaire au suffrage des militants une semaine après le vote des motions. Une mine antipersonnelle ! Cette expérimentation hasardeuse a mis dix ans à produire l’explosion attendue. Jusque-là, François Hollande, était candidat à sa propre succession. Le jeu était donc fermé.

Cette règle statutaire a contribué à l’absence de compromis au congrès de Reims. Elle a organisé, surtout le choc de deux cultures en matière de représentation partisane. D’un côté la proportionnelle pour le parlement du parti. De l’autre, le scrutin majoritaire uninominal pour le premier secrétaire. Quand la logique de la Ive République (celle du vieux parti) heurte de front celle de la Ve République, c’est soit la cohabitation, soit l’explosion. Et plus certainement, avec ce qui se passe actuellement, les deux à la fois.

 Le parti d'Epinay - construit par François Mitterrand en 1971 - est mort. Il est mort à Reims, de n’avoir pas su assumer, au prix de quelques arrangements, la bataille idéologique qu’il appelait pourtant de ses vœux. Un autre parti socialiste s’avère donc nécessaire. On ne peut plus continuer comme avant.

Indépendamment de la querelle des chiffres, la crise est liée aux haines personnelles et égotiques mais aussi aux désaccords profonds sur ce que doit être l'évolution du parti.

Notons tout de même que le vote pour Royal est un vote-sanction interne inédit, par lequel les adhérents signifient clairement à toute la génération qui s'est accrochée, de partir. Forts de ce constat, Ségolène et ses amis, au mépris des règles et des instances du parti, jouent le passage en force médiatique, histoire de tenter un coup d’Etat interne au PS.

Contester une élection n’est pas chose dramatique. Ce qui l’est, c’est la manière d’y procéder. Quand Valls et Peillon vocifèrent partout que Ségolène Royal contestera le résultat de l'élection au PS par « tous les moyens politiques, juridiques et judiciaires », c’est de l’irresponsabilité politique ! On ne peut pas vouloir diriger un parti et jeter en même temps un discrédit lourd de sens sur les instances qui le composent. Ce sont des comportements dignes d’une République bananière ! Vouloir être calife à la place du calife nécessite aussi de l’élégance dans la posture.

La méthode de Ségolène qui consiste à s’appuyer sur des forces souvent archaïques qui n’ont d’autre intérêt que de bloquer l’ancien système (des éléphants tristement inamovibles et responsables aussi de la triste situation du parti) et d’en accélérer la chute, est entrain d’échouer. Pis, la technique de victimisation poussée à outrance suscite la révulsion de l’opinion qui était censée comprendre le coup d’Etat.  Selon un sondage BVA du 22 novembre, 71% des personnes interrogées donnent "tort" à Mme Royal "de ne pas reconnaître sa défaite" ! Du côté, des sympathisants socialistes, 66% donnent tort à l'ex-candidate à l'Elysée !

La seule solution de sagesse pour le PS, pour son avenir, son autorité et son fonctionnement est de panser les plaies, de taire les dissensions en reconnaissant la victoire de Martine Aubry en l’entourant, sur le papier, de garanties sérieuses sur la représentation des amis de Ségolène à certains postes-clés de la direction. Le numéro 2 du parti doit être un pro-Ségolène par exemple. Le conseil national n’a pas vocation à se transformer en juge des élections. Il doit faire preuve d’intelligence pour annoncer les obligations inhérentes à la nouvelle équipe qui serait dirigée par Martine Aubry. Une décision qui vante l’apaisement et le rassemblement est préférable à celle qui avaliserait une élection soupçonnée de fraudes.

Ce congrès de Reims nous invite à tirer quelques leçons : La méthode Jospin n’est plus viable. Il faudrait, penser modifier les statuts du PS. A l’avenir le premier secrétaire du PS devrait être, à défaut d’accords, choisi dans les rangs de la motion arrivée en tête.

En matière de transparence, un effort s’impose. Les fédérations souvent pointées du doigt, notamment celles de l’Hérault, des Bouches-du-Rhône, du Nord ou de Seine Maritime, doivent être à l’abri de tout soupçon ! Les arrangements biscornus dans les fédérations débouchant sur des candidatures uniques sont nuisibles à la bonne marche de la démocratie. Il est malheureux qu’on transforme souvent  l’élection dans certaines sections ou fédérations, du secrétaire de section et/ou du 1er secrétaire fédéral, seuls candidats en lice, après des arrangements officieux de derrière les fagots, en un vote plébiscitaire déconnecté des attentes des militants.

Enfin, j’ai envie de dire que le parti socialiste, une fois cette crise surmontée, sera forcément en responsabilité  d'offrir un espoir, des idées, et un rassemblement possible aux millions de Français qui cherchent et ne trouvent plus et s'en désespèrent. Après la pluie, c’est le beau temps !

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B
Bonjour à tous,<br /> <br /> -Stéphane,<br /> Vous avez raison, j'ai bien quitté en Septembre, le groupe Chelles Autrement (Modem-Nouveau Centre et Indépendants) ,avec lequel je m'étais présenté aux élections municipales, en raison de fortes divergences avec la ligne politique suivi par François Bayrou. <br /> C'est vrai que l'on pourrait dire qu'il y a une disparition de l'esprit militant, car malgré mon jeune âge, j'ai l'impression qu'il y avait beaucoup plus de citoyens engagés lorsque j'étais enfant !<br /> Mais fort heureusement, il y a encore des personnes motivées qui ne faiblissent pas dans l'effort de transmettre leur motivation !<br /> L'échange d'idées est important surtout entre personnes dont les convictions sont divergentes. Ainsi j'échange trés régulièrement avec un jeune chellois, brillant elève en sciences-politiques qui se prénomme Hadrien. J'ai d'ailleurs pour projet de mettre en place "un café politique" qui réunirait des gens toutes tendances confondues, contrairement aux cafés politiques habituels dans lesquels les invités sont très souvent de la même tendance !<br /> -Hervé,<br /> Félicitations pour votre blog. Bien entendu je suis rarement en accord avec vos propos mais ils ont l'avantage d'être bien formulés.<br /> Cordialement à tous les 2 ainsi qu'aux autres lecteurs.
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S
Bonjour,<br /> Je ne peux qu'être d'accord avec Benoit Breysse qui a d'ailleurs quitté récemment, je crois, le Modem de Chelles. Il semble bien qu'au niveau de la Seine&Marne il y ait de fortes rivalités au sein du modem (c'est un euphémisme), que le Parisien relaye abondamment depuis quelques semaines.<br /> Tout cela laisserait à penser qu'il y a un gateau à partager : or il n'en n'est rien, surtout au niveau local, cela correspond simplement à l'esprit militant, se battre du mieux possible pour porter ses idées. C'est un bel engagement que celui de s'investir pour sa commune ou au delà.<br /> Au delà du désintérêt vis à vis de la politique, disons-le franchement, je crains qu'il n'y ait carrément du dégoût !<br /> Pour finir, une simple anecdote révélatrice à mon sens de la disparition de l'esprit militant : combien de fois durant les récentes campagnes, des passants nous abordaient pour savoir combien on était payés pour coller les affiches !!! Je vous laisse deviner la surprise de part et d'autre ...<br /> <br /> Surprenant et désolant, révélateur de l'état d'esprit contemporain où dans un monde de plus en plus dur nous sommes tous tentés de nous battre uniquement pour nous-mêmes. Et pourtant il faudra bien le changer ce monde qui ne tourne plus rond !<br /> <br /> Bonne journée,<br /> S Baron
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H
<br /> <br /> Cher Stéphane, Benoît Breysse a raison dans sa façon de relater la lutte du pouvoir au sein des formations politiques!Vouloir le pouvoir comme l'ont fait Ségolène ou Martine, ou bien quand<br /> Sarkozy a pris la tête de l'UMP, n'est pas aussi dramatique cela!Ce qui l'est, c'est l'absence de projet, la démagogie, le carriérisme, qui sous-tendent la démarche. A ton plus humble et<br /> responsable niveau aus ein du PS, tu crois au militantisme désintéressé. Je te rejoins fortement et totalement sur cette façon d'appréhender la chose politique. Mais force est de reconnaître de<br /> nos jours, les mutations sociétales profondes comme l'hyper individualisme, la peur de l'avenir, la désespérance sociale, l'échec des éléphants et d'autres hommes politiques de toute obédience<br /> ont poussé nos compatriotes au dégoût de la chose de politique. S'ils s'interrogent sur le caractère désintéressé ou non  de notre militantisme, c'est parce qu'ils ont perdu, eux, espoir et<br /> se demandent comment nous, on y croit encore!Notre rôle sur les marchés, c'est (ce ne sera pas facile) de leur faire comprendre la nécessité de la matrice politqiue pour changer les choses.<br /> <br /> <br /> <br />
B
Bonjour messieurs,<br /> Loin d'être socialiste (puisque je suis sympathisant UMP) je me suis fortement intéressé à vos élections internes tant au niveau local que national. L'attitude des protagonistes a été parfois odieuse, donnant une image vraiment mauvaise des politiques et de la politique.<br /> Cela dit ce n'est pas propre au Parti socialiste au regard du contexte actuel au Front National et de certaines périodes au RPR (ou à l'UMP). On m'a également fait le récit des élections internes au Modem et là non plus ce n'était pas brillant.<br /> Ce que je crains et que je déplore, c'est que ce genre "d'épisodes" désintéresse encore un peu plus les français et les françaises de la politique.<br /> Cordialement,<br /> Benoit Breysse
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S
2 Réactions rapides en passant :<br /> - Mr Hergibo, vous qui nous avez tant manqué depuis plus de 2 ans sur le terrain, ne venez pas nous faire des leçons de politique sur un blog ! Je sais bien qu'après les 20 euros initiaux, l'adhésion coûte bien plus cher, le militantisme c'est un choix et en engagement personnel, cela demande de l'abnégation. Venez en section, nous en débattrons sereinement mais probablement vigoureusement, évidemment.<br /> - Concernant les élections en section et en fédération : tout cela c'est du bénévolat pour beaucoup de responsabilités et donc d'embêtements, et il faut bien avouer que les candidatures sont rares. Au niveau de la section j'ai été comme d'autres très surpris de ne voir qu'un seul candidat. Au niveau de la fédération sans doute que le talent, déjà prouvé depuis 3 ans par Emeric (www.brehier.com) n'y est pas pour rien. Je crois d'ailleurs que tu devrais prochainement oeuvrer également pour la section et pour la fédération mon cher Hervé, non ? A moins que je ne me trompe ?<br /> <br /> Amitiés socialistes,<br /> Stéphane
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H
<br /> <br /> Cher Stéphane, j'ai aussi deux réactions rapides concernant ton commentaire:<br /> <br /> <br /> - M. Hergibo est en colère, ce que je compends. Mais c'est vrai que s'il a envie d'aider le parti socialiste à aller de l'avant, ce serait bien qu'il renouvelle son engagement et vienne militer<br /> avec force sur le terrain. Il serait vain de supporter une candidate au détriment de son parti. Alors M. Hergibo, si tu me lis, je te suggère de revenir continuer le combat.<br /> <br /> <br /> - S'agissant des élections en section et en fédération: Personnellement je n'ai rien à reprocher à notre section et à notre fédération. Je suis d'ailleurs très impatient de travailler avec<br /> Olivier, notre nouveau premier secrétaire, pour qui j'ai d'ailleurs voté par conviction, sincérité et surtout par défi. Quant à Emeric, il a été bien élu(par toi, moi et les autres..) et<br /> j'en suis ravi. Mais il n'en demeure pas moins que dans plusieurs fédérations notamment à Paris, au Nord, etc...), il existe malheureusement des arrangements ou des désistements qui ne sont pas<br /> profitables à la vitalité du jeu démocratique. Ces arrangements tuent le débat car tout le monde se neutralise. Pis, personne ne travaille réellement et on patauge dans un unanimisme infécond.<br /> J'ai parcouru le site internet de plusieurs fédérations et j'ai été abasourdi par l'absence chronique de réflexion, de débats et d'idées. Aucune publication sérieuse des secrétaires fédéraux!Cela<br /> ne semble choquer personne parce qu'il n'y a pas d'opposition interne et que tout le monde doit son maroquin à un arragement!La rénovation commence par le bas, c'est-à-dire les sections et les<br /> fédérations.Chez nous, à la section et la fédé, il y a des débats, heureusement! N'empêche qu'il y aura toujours des choses à améliorer et j'en prendrai pleinement toute ma part.<br /> <br /> <br /> Enfin, si je dénonce certains arragements, c'est aussi parce que bon nombre de socialistes les désapprouvent! A ceux qui n'en sont pas contents de se porter candidats la prochaine fois, me<br /> diras-tu!Avis aux intéressés!<br /> <br /> <br /> <br />
W
Quelle analyse!!! Je te reconnais bien là Hervé.<br /> Moins agressif envers ma présidente mais tout de même...<br /> Je comprends ce que tu veux dire quand tu dénonces la contestation du camp Royal. C'est forcément perçue comme un signe flagrant des divisions internes. Mais en même temps les irrégularités sont un fait!!! Et je pense qu'à sa place j'aurais pû avoir la même réaction.<br /> Je note aussi qu'ils (l'équipe Ségo.) ont fait preuve de tact, ils n'ont jamais accusé la partie adverse de triche, ils ont plutôt condamné le système inadapté mis à disposition pour ces élections (et pourtant on serait tenté de le faire).<br /> <br /> Martinette est pasée, maintenant au boulot...
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H
c'est une" BUSHERIE",les dinosors son de retour avec 42 voix.
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