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"L'esprit né de la vérité a plus de puissance que la force des circonstances" Albert SCHWEITZER.

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OBAMA, LES SOCIALISTES, LA FRANCE ET SES BANLIEUES

-       OBAMA « Yes we can »

 

Barack Obama, qui pourrait devenir à 47 ans le premier président noir des Etats-Unis, se veut l'incarnation du rêve du militant des droits civiques Martin Luther King et est souvent comparé à John Kennedy pour son charisme et l'espoir de changement qu'il soulève.

 

Dans un pays où les Noirs ne jouissent vraiment de leurs droits civiques que depuis moins d'un demi-siècle, le candidat démocrate a déjà effectué un long chemin.

 

Un noir à la Maison-Blanche ? L’idée séduit, ravit. L’attente est forte et impressionnante. Si les français avaient la possibilité de voter,  selon un sondage du quotidien  « Le Monde », ils auraient été 68 % à voter pour Obama contre 5 % seulement pour McCain. Quel score ? Un plébiscite. De loin, à distance…

 

Les français aiment Obama. Ils l’admirent. Ils votent Obama. Pour ce qu’il est, pour ce qu’il représente, pour ce qu’il incarne. Comme ils haïssent la ségrégation raciale, toutes les formes de discrimination (ces plaies de l’Amérique).

 

Ne sommes nous pas les pays des Lumières, les pays des droits de l’homme ? Mais avions nous vraiment écouté Barack Obama ? Celui-ci, dans son discours génial et inoubliable de Philadelphie, disait « Il n’y a aucun autre pays sur la terre où mon histoire aurait été possible ». Cette phrase n’a pas été commentée comme il se doit.  Elle mérite d’être décortiquée, méditée.

 

En France, quelles chances aurait le fils d’un immigré africain y compris maghrébin pour faire une grande école et être élu Président de la République à 47 ans ?

 

Quelles chances a-t-il, ce fils d’immigré pour être en position éligible sur une liste électorale, avant même de penser devenir maire, conseiller général ou régional ?

 

Quelles chances a-t-il pour être député ou sénateur ?

 

N’empêche. A droite comme à gauche, ils sont tous pro-Obama. Hypocrisie ou effet de mode ?

 

Mais les politiques ont-ils écouté Obama, quand ce dernier commentant les propos antiaméricains du pasteur Wright, refusait d’ « écarter cette colère d’un revers de main sans en comprendre les racines » ? Il a suffit que quelques enfants excités sifflent ou chahutent «la Marseillaise » pour provoquer dans la majorité une compétition grotesque et démagogique d’indignation. (C’est vrai que ce n’est pas bien de siffler l’hymne national). Mais pas question là, de « comprendre les racines » qui quand même sautent aux yeux ! On préfère faire dans l’insulte, l’indignation surjouée, la stigmatisation. Comme toujours. Laporte veut que les matches se jouent en province. « Pas de pitié avec ces gens-là », disait Fadela Amara, la « ni pute, si soumise » qui soi-disant, est chargée de créer une autre ambiance en banlieue, avec son plan qu’on ne verra peut-être….jamais.

 

En France, il est si facile, si confortable, si aisé de se convaincre que les préjugés ethniques, le racisme et les discriminations sont une particularité américaine. On se rassure en pensant que notre République chérie, est loin de tout cela. Que les blessures du colonialisme n’ont rien à voir avec les ombres de l’esclavagisme qui hantent la conscience américaine. Vingt ans de crises de banlieues, d’émeutes intermittentes, d’échecs de la politique de la ville montrent que la réalité est toute autre.

 

Nous avons aussi, dans ce pays, un problème de minorités qu’on ne peut traiter uniquement et abusivement  sous l’angle social ou des allocations. Parce que les handicaps sociaux et les discriminations liées aux origines ne se confondent pas: Ils se cumulent et se renforcent. Ils appellent des mesures, des traitements différenciés. Cela passe d’abord par un diagnostic lucide et perspicace de nos tares, de nos carences et de nos hypocrisies. C’est en partie le sens du message qu’Obama a dressé à l’Amérique : Ce n’est pas en déniant les clivages  hérités du passé qu’on les surmontera, c’est en ayant le courage de les regarder en face ; ce n’est pas en récitant les grands principes qu’on réalisera l’égalité des droits et des devoirs pour tous les citoyens. C’est en agissant. Comme l’Amérique a commencé à le faire depuis les années Kennedy. Avec, ses imperfections, ses ratés, ses succès et surtout ses avancées spectaculaires comme l’avancée d’Obama sur les marches de la Maison-Blanche. En tous cas, j’espère qu’il va gagner.

 

Parmi ces gamins de banlieue, en quête d’identité, refusant de nos jours de porter de prénoms français, qui sifflaient la marseillaise, combien, (comme Barack Obama, adolescent a cherché son identité) seront-il  à rentrer dans le jeu républicain et à devenir un jour de futurs et illustres Barack Obama ?

 

-       Le congrès socialiste

 

Le congrès de Reims doit dégager une majorité claire, forte et limpide. Il faut qu’une motion gagne distinctement et qu’un leader incontesté se dégage. Sinon, retour aux combinaisons et arrangements d’arrière boutique qui paralyseraient le parti pour toujours. La motion A reste toujours à mon sens l’ultime choix si le parti socialiste a envie de gagner en crédibilité, en audibilité et en clarté idéologique.

 

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K
yes we can!Yes we can!. Je partage ton analyse mon cher.
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