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"L'esprit né de la vérité a plus de puissance que la force des circonstances" Albert SCHWEITZER.

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NOM DE CODE "TSS": TOUT SAUF SEGOLENE?


Le TSS (Tout Sauf Sarkozy) aurait pu marcher en Mai 2007 au second tour des élections présidentielles ! Hélas ! L’équipe d’en face, dépourvue d’un véritable corpus idéologique, envoya au casse-pipe une femme (Ségolène) certes volontaire, ambitieuse, motivée, mais peu préparée pour exercer la charge à laquelle elle postula. En même temps, peu préparée, c’est vite dit ! L’actuel locataire de l’Elysée, entre improvisation, effets d’annonces, navigation à vue, diagnostic socio-économique biaisé, show médiatique, posture bling-bling, nous montre à quel point il est à la « hauteur » de la fonction.

Du paquet fiscal à l’incapacité d’atténuer les conséquences de la vie chère que subissent ses « sujets », le monarque télégénique, conscient de la possible défaite des siens aux municipales, se jette, comme à son habitude, dans la communication sécuritaire. Regardez  l’arsenal médiatico-policier qui a été déployé à Villiers-le-Bel pour l’interpellation d’une petite trentaine de personnes ! Sachant que la grande majorité des interpellés sera relâchée et que probablement deux ou trois parmi eux pourraient recevoir une réponse judiciaire à leurs éventuels forfaits ! Quel cirque !

Il est vrai, comme on l’a déjà écrit ici, que tirer sur les forces de l’ordre est un acte crapuleux qui doit être puni de façon exemplaire. Mais de là à mettre en scène toute cette armada policière semble révélatrice de l’état d’esprit d’un Président bas dans les sondages, aux abois et qui selon les mots de Ségolène Royal « cherche à influencer l’opinion et à faire peur ».

Tiens ! Ségolène ! C’est la femme qui, d’une part, court-circuite les ambitions de certains de ses camarades ayant pensé à tort que le pouvoir se transmettait forcément au plus expérimenté, et d’autre part, suscite un réel et certain espoir auprès d’une grande partie des sympathisants de gauche. Je me méfie des sondages ; mais force est de reconnaître qu’elle est souvent au top dans le classement fait par les instituts de sondages. Ainsi selon un sondage LH2 paru dans libération aujourd’hui, 23 % des français estiment qu’elle serait « le meilleur leader pour la gauche au cours des années qui viennent ».

A chaque maladresse du Président de la République, Ségolène Royal semble faire preuve d’un activisme féroce. Elle signa « l’appel du 14 Février pour une vigilance républicaine » afin de dénoncer la « dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective ». En visite, à Levallois-Perret, fief de Patrick Balkany, un proche du Président, elle a défendu la « morale républicaine ». Quand Sarkozy faisait excessivement étalage de sa vie privée, elle cria à l’indignité. Bref, Ségolène Royal, semble apprécier, comme on le dit au foot, l’art du « marquage à la culotte ».

Par ailleurs, le parti socialiste qui sort d’un coma profond grâce à quelques forums de rénovation est encore convalescent. Une convalescence qui ne saurait durer tant les attentes des français sont grandes.

Le parti socialiste ne doit plus se contenter des élections intermédiaires pour espérer faire changer la vie des français. Se refugier derrière une stratégie défensive, comme il le fait actuellement, afin de capter les voix des mécontents du sarkozysme, serait peut-être déterminant pour les municipales et cantonales. Mais en l’absence de toute politique résolument offensive, articulée autour d’une ligne idéologique clairement définie, point de salut au niveau national. Les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets !

Mais pendant ce temps, les annonces de candidature à la tête du PS se poursuivent. Moscovici se sent à la hauteur du poste. Manuel Valls se demande pourquoi pas lui. Vincent Peillon est parrainé par Pierre Mauroy qui l’incite à se lancer dans la course. Montebourg et les Strauss-kahniens se concertent souvent afin de trouver le bon angle d’attaque. Julien Dray postule aussi ; mais ce qui est gênant dans sa candidature, ce sont les relations ambigües de connivence qu’il semble entretenir avec Sarkozy ; d’autant qu’il y a quatre semaines, il était à l’Elysée pour parler « ouverture ». D’ailleurs, il ne nie pas avoir été approché par le Président pour une entrée éventuelle dans son gouvernement.

Enfin Ségolène Royal fut la première à annoncer sa disponibilité pour le poste de premier secrétaire, certes un peu hâtivement. Mais il n’en demeure pas moins que ses interventions ciblées font mouche au sein d’une grande partie de l’électorat de gauche. Elle use à bon escient de son statut d’ancienne candidate aux élections présidentielles pour s’ériger en première opposante de Sarkozy. Et cela semble lui réussir ! A côté du statut, il lui faudra du contenu ; chose qui ne saurait probablement tarder en raison du congrès à l’automne où elle pourrait proposer sa propre motion ou…..avec  Hollande selon les tractations de coulisses.

Ségolène Royal, une fois pourvue de ce contenu manquant, deviendra ipso facto incontournable pour 2012.  Pour la joie et le bonheur du PS ? Les deux probablement. Dans ce cas, le Tout Sauf Ségolène (TSS) pourrait alors faire pschitt sans risquer d’éclabousser les egos de certains de ses camarades du parti.

 

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K
Salut Hervé,<br /> <br /> Je suis d'accord avec l'analyse faite, de par sa pertinence que j'approuve completement.<br /> <br /> amitiés
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