"L'esprit né de la vérité a plus de puissance que la force des circonstances" Albert SCHWEITZER.
Durant cette campagne, il fut plus aisé de mesurer la volonté de nos concitoyens d'en finir avec le mandat de Nicolas Sarkozy.
D’aucuns affirment que l’antisarkozisme ne peut à lui seul constituer une offre politique. Mais j’ai la faiblesse de croire qu’être antisarkozyste, c’est-à-dire, mû par la volonté de défaire certaines constructions du sarkozysme est un programme politique en soi.
Vouloir un Président anti bling-bling comme François Hollande rime avec l’idée qu’on se fait de la gravité de la fonction.
Mettre fin aux aberrations sociales et économiques causées à notre pays depuis cinq ans est une façon d’accepter qu’un nouveau pacte républicain proposé par François hollande devienne réalité si on lui en donne mandat.
Foin des idéologies, des débats interminables entre partisans de l’austérité et ceux de la relance, il est venu le temps de l’efficacité. Le temps de faire échouer Nicolas Sarkozy afin de retrouver notre France telle qu’on la rêve, une France où « l’inégalité de naissance ne débouche sur l’inégalité de destin ».
Malgré les sondages qui incitent à l’optimisme où tout semblerait être plié, il est primordial de garder la tête froide. La victoire de la gauche ne serait effective qu’au soir du 6 Mai. Mais elle doit puiser sa dynamique dans le score du dimanche prochain. Il nous appartient donc de conjurer les risques de démobilisation, de dispersion à gauche et de l’abstention qui menace.
La victoire du 6 Mai se construira le 22 avril si et seulement si nous encourageons et portons sur les fonts baptismaux cette nécessité impérieuse de changement défendue par François Hollande.
Un espoir franc et sincère se lève. Cet espoir est incarné par François Hollande car il est le seul à pouvoir rassembler les français autour d’un idéal commun : L’égalité.
La majorité silencieuse, celle qui a subi les coups de boutoir du candidat sortant, celle de la France rassemblée, celle qui ne distingue ni travailleurs ni chômeurs, ni ouvriers, ni assistés, ni classes moyennes, cette majorité empreinte de culot et éprise d’alternance, doit voter massivement pour François Hollande au soir du 22 Avril et amplifier sa victoire le 6 Mai.
Enfin, apprenons de l’histoire. En 1981, il y a trente un ans, François Mitterrand a été le seul à gauche en mesure de remporter les élections. Ce qu’il fit d’ailleurs avec le succès que l’on connaît. Aujourd’hui l’histoire se répète. Entre un vote efficace au premier tour en faveur de François Hollande et un vote sans lendemain en direction d’autres candidats de gauche, il est urgent voire responsable d’opter pour l’efficacité. D’ailleurs, comme l’a si bien dit François Hollande, « il n'y a pas deux gauches, il y a une gauche qui veut gagner, qui veut diriger », « je veux agir, je ne veux pas simplement contester, protester, résister. »
Le chemin de l’espérance est proche. Souvenons-nous de 1789, du Front Populaire avec Léon Blum, de Mendès France, de la victoire de 1981 avec François Mitterrand, de Lionel Jospin et des avancées sociales qui en sont découlées… Continuons et écrivons la suite avec François Hollande le 22 avril et le 6 mai.