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"L'esprit né de la vérité a plus de puissance que la force des circonstances" Albert SCHWEITZER.

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L’INTERROGATION NUCLEAIRE ?

Peut-on  répondre  facilement et rapidement à une question  aussi complexe ?

 

A l'heure où le Japon compte ses morts, où la priorité est de s'occuper des survivants, de venir au secours d'un pays traumatisé, de protéger des millions de Japonais des retombées de l'explosion de Fukushima, certains exigent que les dirigeants politiques internationaux sonnent immédiatement le glas  du nucléaire. En espérant que l'effroyable scénario du pire ne vienne pas abolir toute possibilité de leur opposer quelques arguments de raison, il serait responsable de ne pas céder à la tentation de la précipitation. La question du devenir de l'énergie nucléaire ne s'est certes jamais posée avec autant d’acuité. Mais la réponse, elle, doit attendre un peu.

 

La filière est forcée de l'admettre : qu'un acteur majeur de l'atome comme le Japon, un pays à la fois connu pour son culte de la perfection et du détail mais qui fut aussi la seule nation à subir la foudre atomique, soit victime d'un accident aussi grave met à mal les arguments rassurants des industriels. Le Japon d'aujourd'hui n'est pas l'Union soviétique au bord de l'effondrement technico-économique de l'époque de Tchernobyl. Cet accident prouve malheureusement que même dans un pays riche et en pointe, un incident provoqué par une catastrophe naturelle peut avoir des répercussions dramatiques. Même s'ils ne sont pas directement responsables, Areva ou General Electric, comme Toshiba ou Mitsubishi, devront reconnaître l'erreur collective qui a été commise et en tirer les conclusions. Le risque zéro n'existe pas mais dans cette industrie où les conséquences d'un incident peuvent être dramatiques, les responsables doivent prévoir le pire et tout faire pour l'empêcher.

 

Avant de condamner globalement et définitivement l'atome, il faut cependant être certain d'avoir compris les causes de cet accident. Aurait-il pu être évité ? Est-il susceptible de se reproduire ailleurs ? Peut-on surmonter tous les risques, qu'ils soient naturels ou humains ? Si les centrales peuvent résister aux tremblements de terre mais pas aux tsunamis, ne faut-il condamner que les réacteurs en bord de mer ?

 

Pour agir, il va falloir prendre le temps de disposer de tous les éléments. Sans oublier que l'équation nucléaire à laquelle nous sommes confrontés est complexe. Pris en tenailles entre des sources d'énergies en grande partie limitées et une nécessité de lutter contre le réchauffement climatique, notre planète, qui n'a jamais eu besoin d'autant d'électricité, sait bien que la vie n'a pas de prix. Mais une vie ne peut aussi s'imaginer sans énergie.

 

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M
<br /> si je suis bien persuadé qu'engager depuis des décennies dans cette source d'énergie,nous ne pouvons pas envisager du jour au lendemain en sortie. Je n'évoquerai pas les alternatives dans<br /> lesquelles il faudrait investir mais plutôt évoquer certains des éléments que presque jamais nous mettons en équation. j'en vois entre-autre quatre éléments qui à mes yeux sont d'une importance<br /> cruciale<br /> <br /> 1 le cout de fabrication de ces monstres que sont ces centrales qui fait que ce que l'on investit ici ne peut l'être ailleurs, bonjour les lobbys<br /> 2 le cout du démantèlement lorsqu'ils seront obsolète et à qui ils seront imputés<br /> 4 les retombées dans le temps des effluves radioactives. On compare un phénomène certes dramatique qui occasionne des dizaines de milliers de mort mais dont les effets sont instantannés, mais on<br /> oublie trop les conséquences à long termes des effets de la radioactivité<br /> (voire Tchernobyl).<br /> 5 enfin l'on s'insurge sur les dettes que l'on laisse à la descendance que ce soit pour les retraites ou la dette publique.Ici pas un mot sur le poison que l'on laisse en héritage que ce soit en ce<br /> qui concerne les déchets ou encore pire les missiles et autres engins dont la durée de vie avant d'être inerte peuvent aller de quelques dizaines d'années à plusieurs milliers . quel bel<br /> héritage<br /> <br /> j'ai le souvenir lorsque je me suis engagé comme militant syndical dans la mise en cause du tout nucléaire en évoquant l'avenir des déchets, il y a de ça 40 ans la réponse était que les<br /> scientifiques trouveront ou encore la solution ultime sera d'envoyer tous ces éléments radioactifs dans le soleil; nous serons le faire.nous en sommes toujour au même point<br /> bravo pour tous ces apprentis sorciers<br /> <br /> <br />
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