Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 01:01

Le 22 avril, les français avaient exprimé une défiance sans précédent à un président en exercice. Cette première victoire est celle de toutes celles et de tous ceux qui ont envie de mettre un terme à un pouvoir d’exclusion et de mépris ; un pouvoir au service des riches et des intérêts privés ; un pouvoir où l’inégalité a été érigée comme principe cardinal ; un pouvoir où la destruction des services publics est la norme ; un pouvoir assis sur la culpabilisation et la stigmatisation des plus faibles, des chômeurs et des corps intermédiaires.


Cette France qui divise, qui ostracise, qui pointe du doigt n’est pas celle qui nous rêvons. Celle que nous voulons est celle du rassemblement, de la réconciliation et de l’égalité proposée par François Hollande.


Le 6 mai ne doit pas être vu comme un aboutissement, mais  plutôt comme un nouveau cap, un nouvel ordre économique et social placé sous le signe du changement. Le 6 mai doit marquer le début du rétablissement de la morale politique, d’une nouvelle politique de redistribution et de l’égalité réelle. Voila le choix que nous propose François Hollande.


Le 6 mai doit construire le chemin qui mène au progrès social, à la solidarité et à la transition écologique. Voilà le chemin que nous offre François Hollande.


Pour cela, voter François Hollande est la seule solution possible pour mettre fin au sarkozysme afin que la France et la république brillent à nouveau.


A ceux qui ont peur, je leur demande d’être rassurés. Comme en 1981, lors de l’affrontement Mitterrand-Giscard, la droite adopte la même tactique qui consiste à agiter les peurs, à lancer des rumeurs, à multiplier les attaques personnelles. En 1981, il s'agissait surtout de faire croire que François Mitterrand était « prisonnier des communistes ». Aujourd’hui, le pugilat auquel on assiste s’inscrit dans la même logique. Mais François Hollande est resté cohérent durant toute la campagne et ses propositions sont connues de tous.

Le peuple français, le 6 mai, dans son rôle d’arbitre saura dire non à Sarkozy, qui par ses contradictions, ses excès, ses mensonges, ses coups bas a abaissé voire abimé notre pays.


Les dérapages et les violences verbales de Nicolas Sarkozy ont mis en exergue la véritable nature du sarkozysme, lequel n’est aucunement un mode de pensée ou une idéologie. Le sarkozysme n’est rien d’autre qu’une stratégie vaseuse au service d’une seule personne dont les traits caractéristiques sont : l'opportunisme permanent, le mouvement, incessant et désordonné, la contradiction assumée (il prétend être "hors système" et parler au nom du peuple....alors qu'il baigne dans le monde de l'argent), l'utilisation d'une technique qui consiste à opposer les Français entre eux.

Quoi d'étonnant dans ces conditions de constater le désamour des Français à l'égard de ce président, qui a manqué de respect à leur égard comme à l'égard de l'Etat, de la fonction présidentielle, de la laïcité, de la démocratie et de l'image même de la France ?


Le 6 mai sera l'occasion pour les Français de permettre la mise en œuvre d'une nouvelle politique avec François Hollande, mais aussi de faire payer à Nicolas Sarkozy le prix de son arrogance, de son échec, en fermant définitivement la parenthèse sarkozyste. Ainsi, le 6 mai on pourra proclamer en cœur « le sarkozysme est mort ! Vive la république ! »

 

 

Par Hervé-Mélaine AGBESSI - Publié dans : Politique
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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 22:24

Le président de la République est, par excellence, le président de tous les Français. Il incarne, dans sa plénitude, la représentation de la collectivité nationale. Il est donc cohérent que les deux candidats qualifiés pour le second tour  s'adressent à tous les électeurs, y compris, évidemment, aux 6,4 millions qui ont voté Front national au premier tour.


A tous les 6,4 millions d’électeurs du FN ? Non pas tous, car il existe un noyau dur de xénophobes dont les idées sont incompatibles avec notre conception du vivre-ensemble et de la République. Mais le reste de  cet électorat (notamment certains ouvriers et certains chômeurs), qui à travers son vote, a exprimé une colère ou une détresse sociale, doit comprendre que son intérêt ne peut être assuré que par François Hollande.


A cette détresse sociale qui découle de la désindustrialisation, de la perte d'emplois, des fermetures d'usines, de l'abandon des services publics, des promesses non tenues par le « président du vrai chômage » doit correspondre une espérance ; celle-ci s’appelle François Hollande. C’est la gauche et seulement la gauche qui défend les ouvriers, les sans grades, les déshérités et les classes populaires.


Que Nicolas Sarkozy se fasse la copie conforme de Marine Le Pen en adoptant ses idées, ses hantises et ses bassesses illustre du va-tout indécent qu’il entend jouer pour attiser les peurs de la société française au lieu de les apaiser. Toujours dans sa grossière logique de stigmatisation et de division, il voue aux gémonies les corps intermédiaires et les élites.  Il avait parlé de la valeur travail, mais il a favorisé ceux qui s'enrichissent en dormant. Il a fustigé l'assistanat, mais il a assisté les riches par les avantages fiscaux. Il avait promis un Etat fort : nous avons eu le laisser-aller, sans aucun contrôle du système financier. Il avait promis de protéger les Français, or jamais les insécurités économiques, sociales, culturelles, éducatives n'ont été aussi fortes, sauf pour les privilégiés.


Mais comment peut-on encore vouloir d’un président diviseur dont la rhétorique apporte plus de problèmes qu’il n’en résout ?


Le seul garant de la république solidaire et exemplaire est François Hollande.


A toutes ces familles monoparentales qui élèvent seules leurs enfants et qui subissent parfois l’insécurité, tous ses retraités vivant péniblement de leur petite retraite, tous les salariés précaires vivant de CDD interminables et qui ont peur du lendemain, la réponse à leurs doutes et doléances se trouve à gauche. Pour une France qui s’occupe de tous, qui ne laisse personne de côté, où l’espoir est permis, où le vivre-ensemble et la solidarité ne sont pas de vains mots, la solution s’appelle François Hollande.


Enfin, que la droite arrête de faire diversion avec le vote des étrangers aux élections locales. C’est une mesure hautement symbolique qui ne détourne pas François hollande des priorités, des exigences que sont  l'emploi, la justice sociale, la jeunesse et l'éducation.


Oui la droite et Nicolas Sarkozy ont peur ! C’est normal vu le niveau d’abaissement social et économique où ils ont précipité notre pays. Aujourd’hui la dynamique du rassemblement se fait autour de François Hollande. Les centristes, porteurs d’une vision humaniste et républicaine de notre pays devront prendre leur responsabilité et appeler à voter François Hollande le 6 mai.


Une aube nouvelle se lève dans notre pays. Nul ne pourra l’arrêter… 

Par Hervé-Mélaine AGBESSI - Publié dans : Politique
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Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 23:42

Durant cette campagne, il fut plus aisé de mesurer la volonté de nos concitoyens d'en finir avec le mandat de Nicolas Sarkozy.


D’aucuns affirment que l’antisarkozisme ne peut à lui seul constituer une offre politique. Mais j’ai la faiblesse de croire qu’être antisarkozyste, c’est-à-dire, mû par la volonté de défaire certaines constructions du sarkozysme est un programme politique en soi.


Vouloir un Président anti bling-bling comme François Hollande rime avec l’idée qu’on se fait de la  gravité de la fonction.

Mettre fin aux aberrations sociales et économiques causées à notre pays depuis cinq ans est une façon d’accepter qu’un nouveau pacte républicain proposé par François hollande devienne réalité si on lui en donne mandat.

Foin des idéologies, des débats interminables entre partisans de l’austérité et  ceux de la relance, il est venu le temps de l’efficacité. Le temps de faire échouer Nicolas Sarkozy afin de retrouver notre France telle qu’on la rêve, une France où « l’inégalité de naissance ne débouche sur l’inégalité de destin ».


Malgré les sondages qui incitent à l’optimisme où tout semblerait être plié, il est primordial de garder la tête froide. La victoire de la gauche ne serait effective qu’au soir du 6 Mai. Mais elle doit puiser sa dynamique dans le score du dimanche prochain. Il nous appartient donc de conjurer les risques de démobilisation, de dispersion à gauche et  de l’abstention qui menace.

La victoire du 6 Mai se construira le 22 avril si et seulement si nous encourageons et portons sur les fonts baptismaux cette nécessité impérieuse de changement défendue par François Hollande.

Un espoir franc et sincère se lève. Cet espoir est incarné par François Hollande car il est le seul à pouvoir rassembler les français autour d’un idéal commun : L’égalité.


La majorité silencieuse, celle qui a subi les coups de boutoir du candidat sortant, celle de la France rassemblée, celle qui ne distingue ni travailleurs ni chômeurs, ni ouvriers, ni assistés, ni classes moyennes, cette majorité empreinte de culot et éprise d’alternance, doit voter massivement pour François Hollande au soir du 22 Avril et amplifier sa victoire le 6 Mai.


Enfin, apprenons de l’histoire. En 1981, il y a trente un ans, François Mitterrand a été le seul à gauche en mesure de remporter les élections. Ce qu’il fit d’ailleurs avec le succès que l’on connaît. Aujourd’hui l’histoire se répète. Entre un vote efficace au premier tour en faveur de François Hollande et un vote sans lendemain en direction d’autres candidats de gauche, il est urgent voire responsable d’opter pour l’efficacité. D’ailleurs, comme l’a si bien dit François Hollande, « il n'y a pas deux gauches, il y a une gauche qui veut gagner, qui veut diriger », « je veux agir, je ne veux pas simplement contester, protester, résister. »


Le chemin de l’espérance est proche. Souvenons-nous de 1789, du Front Populaire avec Léon Blum, de Mendès France, de la victoire de 1981 avec François Mitterrand, de Lionel Jospin et des avancées sociales qui en sont découlées… Continuons et écrivons la suite avec François Hollande le 22 avril et le 6 mai.

Par Hervé-Mélaine AGBESSI - Publié dans : Politique
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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 15:29

Comme il l’a développé hier, lors de son meeting à Besançon, il ne fait aucun doute que François Hollande est « prêt à gagner l'élection présidentielle, prêt à présider la France, prêt à transformer notre pays, à changerconcrètement la vie de nos concitoyens ».


Face aux attaques obscures et aux diatribes grossières de la droite, François Hollande préfère garder une proximité avec nos concitoyens, dans tous les quartiers et dans toutes les villes de notre pays. Nicolas Sarkozy ne peut pas en dire autant si l’on se réfère à ses sorties tumultueuses en banlieues.


François Hollande contraste fortement avec Nicolas Sarkozy quand il affirme qu’il sera le chef de l’Etat, responsable de ce qu’il fera et sans avoir besoin d’un statut pour être protégé. On a été habitué avec Nicolas Sarkozy où les coupables, c’est toujours les autres, alors que c’est lui qui décide de tout. Ses cibles idéales sont les syndicats, les chômeurs et les immigrés.


Toujours dans sa cynique logique de répandre la peur, après les chars russes qui devraient envahir la France en 1981 dès la victoire de François Mitterrand, aujourd’hui la droite agite  le spectre de spéculations massives sur l’euro en cas de victoire de François Hollande.


Cette droite sarkozienne devrait plutôt faire son mea culpa pour les 5 années de maladresse, d’improvisation et d’inégalité érigées en règles au sommet de l’Etat. Nicolas Sarkozy peut-il s’enorgueillir de la disparition des 400.000 emplois industriels, du taux de chômage abyssal de 25 % chez les jeunes, de la perte du pouvoir d’achat de nos concitoyens, de la perte du triple A, de l’anémie de notre compétitivité ? Le cortège de désolation formant son bilan est si long qu’on préfère en rester là. Les seuls qui ont eu grâce aux yeux du président sortant, durant son quinquennat ont été les riches, les puissants et les rentiers. Malgré cela, il se prétend abusivement candidat du peuple en feignant d’oublier que tout avait commencé au fouquet’s. Sacrilège !


N’ayant ni projet fiable à défendre,  le bilan étant devenu toxique, la droite accumule les mensonges et les contrevérités. Mais François Hollande a répondu ceci : « Le voilà qui annonce que mon élection conduirait à davantage d'impôts pour les Français [...]. Mais c'est impossible ! Il en a créé 41 impôts, depuis cinq ans. ». Sur l'immigration, dixit François Hollande : « Je l'ai entendu dire et répéter que je veux une régularisation massive de tous les sans-papiers alors que je n'ai parlé que de régularisation au cas par cas. Sous son autorité, 200 000 nouveaux immigrés sont arrivés chaque année dans notre pays. »


Enfin que les français se rassurent. François Hollande a pleinement conscience de la situation critique de nos finances publiques. Il ne conteste pas le redressement budgétaire prévu par le dernier traité européen. Il veut plutôt y ajouter un volet « croissance » car  l'austérité sans croissance ne permettra pas d'équilibrer les comptes publics.


François Hollande  ne prévoit pas de relancer l'activité par la dépense publique mais de soutenir la croissance par une politique de l'offre, c’est-à-dire un soutien à l’investissement et à l’innovation qui permet de créer in fine des emplois. De même, pour François Hollande, le rétablissement de l'équilibre des comptes sociaux est une nécessité impérieuse, au cœur de l'engagement plus large d'équilibrer les comptes de la France fin 2017, pour la première fois depuis 1974.


Tantôt avec gravité, tantôt avec zénitude, laissez-vous emporter par la bonne vague du changement….

Par Hervé-Mélaine AGBESSI - Publié dans : Politique
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Dimanche 11 mars 2012 7 11 /03 /Mars /2012 17:34

Drôle de Sarko, en effet. Il y a trois mois, l'on s'impatientait joyeusement de voir les principaux protagonistes s'engager dans la joute présidentielle. Depuis quelques semaines, c'est chose faite : Nicolas SarkozyFrançois Hollande et les autres candidats arpentent les provinces, haranguent leurs partisans et occupent les ondes et les écrans.

Cela, pourtant, n'a rien changé à l'espèce de frustration qui domine l'état d'esprit de nos concitoyens. Comme si cette campagne  feignait d’ignorer l'essentiel. Comme si Sarko s’ingéniait à jouer à l’illusionniste : Le Sarko de 2007 serait, semble-t-il, différent de celui de 2012 !

Evidemment, Sarko s'agace. On le comprend. Depuis qu'il a enfilé sa tenue de combat électoral rien ne s'est passé comme prévu. Son entrée en campagne devait tout bousculer. Il allait, assuraient ses partisans, renverser les tables et les pronostics, asphyxier ses adversaires sous une pluie de propositions audacieuses, s'imposer comme le champion de la réforme contre l'immobilisme, déclencher une dynamique qui lui permettrait de remobiliser son camp et de prendre l'ascendant en vue du premier tour.

Quatre semaines plus tard, il n'en est rien. La polémique sur les sondages a fait long feu. Non seulement les courbes d'intention de vote entre Sarko et Hollande ne se sont pas croisées comme voulait le croire – ou le faire croire – l'équipe du président-candidat. Mais l'écart entre les deux hommes semble, à ce jour, incompressible : le candidat socialiste ne décroche guère de la zone des 30 %, le chef de l'Etat plafonne aux alentours de 25 %. Pis, après une courte embellie, le soutien à M. Sarkozy se tasse de nouveau. Quant à ses perspectives de second tour, elles sont toujours aussi calamiteuses.

Ainsi, Sarko piétine quand il pensait cavalcader. Quoi qu'il fasse – vigoureuse offensive sur sa droite, attaques à boulets rouges contre Hollande –, il paraît agressif, donc inefficace, tant il fait resurgir le personnage excessif et brouillon dont les Français se sont détournés depuis 2008. Quoi qu'il dise, il est renvoyé à son bilan. Quand, enfin, il fait des propositions cafouilleuses sur l'éducation et les enseignants, elles n'impriment pas dans l'esprit public, comme s'il était inaudible.

Dans l’émission de France 2, mardi soir, où Sarko était sensé donner une autre dimension à sa campagne, rien ne se passa : Les français ont semblé absents des préoccupations de Sarko tant celui-ci parlait de lui-même et tournait tout autour de sa personne. Même le raout de Villepinte passerait dans les annales comme le show le moins inspirant ou inspiré de la campagne.

En tous cas, si Sarko espère renverser la vapeur en parlant des accords de Schengen, en tirant à vue sur les immigrés et les chômeurs comme il l’a encore fait, aujourd’hui à Villepinte, les français, loin d’être naïfs, sauront lui répondre au moment opportun.

De son côté, François Hollande s'emploie ostensiblement à résister à l'agacement, qui n'est ni dans sa nature ni dans son intérêt. Mais sauf à sembler craintif, il ne peut s'interdire de répliquer. Et quand il lâche ses coups, ce faux mou souriant fait mal. Chaque jour, le réquisitoire contre le président sortant est plus cinglant, comme à Dijon, où il a dénoncé le règne, depuis cinq ans, de « l'omniprésidence », de cette « omnipotence qui conduit à l'impuissance, qui elle-même engendre l'irresponsabilité ».

Quant à ses contre-attaques, elles sont aussi soudaines que redoutables. Sa proposition de taxer à hauteur de 75 % les revenus supérieurs à 1 million d'euros par an a laissé sans voix, pendant trois jours, toutes les « cellules riposte » du candidat Sarko ; tant elle rencontre le sentiment du peuple - ce peuple dont Sarko se veut le héraut -, pour lequel cette mesure relève de la plus élémentaire justice fiscale. Demain, s'il est élu, cette mesure risque de lui coller aux basques comme le bouclier fiscal a collé aux basques de M. Sarkozy pendant son quinquennat.

François Hollande a quelque chose de désespérant, pour ses adversaires : rien, jusqu'à présent, ne semble l'atteindre ni l'affaiblir.

Enfin, les Français, eux aussi, s'agacent. Ils n'ont pas tort. L'empoignade actuelle - et tout autant des controverses baroques et dérisoires comme celle sur la viande halal, amorcée par la candidate du Front national et relancée par M. Sarkozy - éclipse les questions qui devraient être au centre du débat : comment répondre à la crise économique et sociale qui mine le pays, comment désendetter la France et retrouver la croissance, avec quelle vision de l'avenir ?

Certes, la réponse à ces questions ne peut être trouvée qu’avec François Hollande ; la seule solution face à cinq ans d’incurie sarkozienne.

 

Par Hervé-Mélaine AGBESSI - Publié dans : Politique
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Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 14:55

Au début, était le Fouquet’s…La fin semble plutôt proche.

Il y a des signes qui ne trompent pas. Ce «je suis candidat», lâché sur TF1 ; son affiche de campagne qui fait penser  à une propagande de recrutement de stewards des compagnies Low-cost, avec une photo de la mer prise en Grèce ; un début de campagne sans message, ni  ressort, ni plaisir, cette candidature du peuple qui pue le frelaté, ce numéro chez Alsthom ; ces attaques émoussées contre Hollande, qui frisent le ridicule : Cette campagne sans idées nouvelles articulée autour des thèmes déjà évoqués en 2007, montre simplement que Sarkozy ne souhaite pas être réélu. Cette perspective l’épouvante.

Il n’y a que cette seule hypothèse qui puisse expliquer certaines incohérences de cette fin du quinquennat. La surréaliste annonce d’une hausse de la TVA, à quatre mois de l’élection. La terrible exhibition télévisée en caniche de Merkel, ressuscitant la cauchemardesque créature de synthèse Merkozy, alors que le sort des Grecs commence même à émouvoir les plus endurcis. Le choix du cadre le plus fade sinon conformiste possible (le 20 heures de Laurence Ferrari) pour la déclaration de candidature, après avoir laissé déblatérer par l’entourage qu’on allait opter pour une mise en scène inédite. Et jusqu’à l’apothéose : ces annonces de référendums si décalées,  si inopportunes  et si éloignées des préoccupations majeures des français. Mais les cibles visées restent toujours les mêmes : les immigrés et les chômeurs, alors que des millions de citoyens comptent dans leur famille au moins un chômeur, et que tous les sondages, indiquent que l’immigration a rétrogradé dans les profondeurs du classement des peurs récurrentes de l’électeur, y compris de droite. Sarkozy va plus loin en proposant une réforme alambiquée de la prime pour l’emploi laquelle, au bas mot, rapporterait grosso modo la « modique » somme de 3 euros par salariés ayant droit. Que représentent 3 euros en ce moment de vie chère ? Il prend toujours aux démunis pour donner aux encore plus pauvres. Sympa, le pseudo candidat du peuple….

Décidément, si Sarkozy souhaitait être battu, il ne s’y prendrait pas autrement. Le drame du président sortant, c’est que ce secret est évidemment inavouable. Si Sarkozy pouvait se contenter de ne pas se représenter, tout serait simple. Mais non. Sous la Ve République, le monarque ne sort de son palais que les pieds devant, ou presque ou diminué.

En vérité, cet homme a conscience qu’il vaut infiniment mieux que le destin de chef d’Etat, auquel un engrenage fatal l’a assigné. Il n’aspire qu’à une chose : reprendre une activité d’avocat d’affaires aux barreaux de Paris et de New York, comme tout le monde (enfin, tous ceux qui échappent au sort des minables qui se contentent de 5 000 euros par mois, comme disait Copé) en vendant son carnet d’adresses à un taux horaire équivalent au salaire mensuel d’un patron du CAC 40.

Mais il est prisonnier. Il est condamné à tout faire comme s’il désirait vraiment être réélu. Sa stratégie, extrêmement délicate, va donc consister à mimer le désir de réélection, tout en faisant tout pour être battu, si possible de justesse (une humiliation trop cuisante serait préjudiciable à sa future carrière). C’est de l’orfèvrerie. Electrices, électeurs, cet homme est à bout. Il a réalisé l’ampleur du malentendu entre son destin et lui. Ne soyez pas inhumains. La rancune est mauvaise conseillère. Quels que soient vos griefs, montrez-vous généreux, délivrez Sarkozy en ne votant pas pour lui.

Par Hervé-Mélaine AGBESSI - Publié dans : Politique
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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 01:06

Occultée à tort par la crise économique, la problématique des banlieues populaires et de la place  de l'islam en France  a soudain fait irruption avec les propos de Claude Guéant. Selon lui, « toutes les civilisations ne se valent pas ». Et de l'illustrer de deux exemples se rapportant au port du voile intégral  et aux prières de rue le vendredi que Marine Le Pen avait, de façon pathétique, comparées  à l'invasion nazie.

 

Derrière tout ce brouhaha médiatique savamment orchestré par Claude Guéant afin de nous éloigner, un tant soit peu, des vrais problèmes des français, c'est en réalité la question sociale refoulée qui, sous le voile de l'islam, fait son retour dans un débat central, celui de notre grand roman national, qui est le propre de l'élection présidentielle.

 

Pourquoi ce débat poussif est-il soudain aiguillonné par la référence à l'islam en France ? Parce que la méconnaissance de cette religion par bon nombre de ses procureurs doublée d’une certaine conception rigoriste dans sa pratique par quelques minoritaires d’obédience salafiste en rupture avec la République et ses valeurs communément partagées interrogent la fermeté de notre lien social et notre capacité intégratrice dans un contexte où le chômage est massif dans les banlieues populaires.

 

Lorsque la religion s’impose comme dernier rempart soudant les identités dans une zone urbaine sensible où la moitié des jeunes non scolarisés sont sans emploi, dans un environnement insalubre, lugubre et délabré, le discours politique ne peut se complaire dans une posture démagogique ou incantatoire. Il doit trouver des remèdes pour soigner le mal des banlieues et ainsi faire échec au communautarisme qu’elles engendrent contre leur gré.

 

Dans les communes enclavées de Seine-Saint-Denis (cf. les enquêtes de l’institut Montaigne en 2010 et 2011), là où le travail est devenu un luxe rare et insolent, où l'interaction avec la société globale est dépendante de nombreuses correspondances dans les transports en commun, se sont créés des enclos communautaires où l'exacerbation récente du halal le plus strict multiplie les interdits et tient les enfants à l'écart des cantines scolaires.

 

Ces mécanismes de défense et de survie communautaire développés en banlieue devraient interroger notre capacité à réinventer une nouvelle république sociale. Mais en  amont, il faudra aux décideurs politiques d'avoir le courage de porter sur la France d'aujourd'hui, sur les failles sociales qui provoquent des clivages, et que l'inanité du débat politique traduit en antagonismes badigeonnés du vocable de culture ou de civilisation, le regard sans concession des sociologues qui connaissent réellement les banlieues et autres quartiers populaires.

 

Que les partis politiques s’assurent réellement  que les quartiers populaires et les cités doivent être représentés par leurs habitants dans la prochaine législature (le parti socialiste, malgré un effort poussif, ne doit pas s’enorgueillir du nombre infinitésimal de candidats  issus de la diversité susceptibles d’être élus aux législatives) ! Sans quoi les déplorations sur la montée des communautarismes et le clash des civilisations resteront des agitations stériles pour ne pas dire puériles.

Par Hervé-Mélaine AGBESSI - Publié dans : Société
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 22:36

L'expression semble se suffire à elle-même : « Une campagne présidentielle est une course d'obstacles ». François Hollande le sait, et il ajoute volontiers : « Il faut avoir le sens du temps, trouver le rythme ». Il n'a cessé de le marteler depuis des mois, tant à ses partisans  pressés de rentrer dans le bain  qu’à ses adversaires très impatients de le voir entrer dans l'arène pour mieux dresser leur réquisitoire.

Au Bourget, le 22 janvier, François Hollande a donc franchi un premier obstacle, toujours délicat : celui de l'entrée en campagne. Il y a cinq ans, presque jour pour jour, Nicolas Sarkozy avait marqué les esprits et structuré le débat présidentiel de 2007 par son seul discours inaugural. François Hollande vient de réussir une performance comparable.


Depuis sa victoire à la primaire socialiste qui l'avait désigné en octobre 2011, on le disait hésitant, attentiste, flou. Il s'est montré offensif, pugnace, percutant. La droite lui déniait la carrure présidentielle ? Il a trouvé les mots pour aller à la rencontre du pays, marier récit personnel et récit national. La gauche, ou une partie d'entre elle, le jugeait trop tiède à son goût. Il a parlé le langage qu'elle attendait : égalité, justice, laïcité et République, contre l'argent-roi. Le centre le soupçonnait d'être prisonnier des vieilles lunes socialistes. Il a, en tous points, réaffirmé sa volonté de réalisme et de sérieux.


Au-delà de l'enthousiasme des socialistes, n’en déplaisent à Copé et ses sbires, tout le monde s’accorde à dire que François Hollande a passé l’épreuve du Bourget avec succès et brio.


Un nouvel obstacle, non moins déterminant, attend désormais François Hollande : celui de la vérité, puisqu'il doit exposer, jeudi 26 janvier, le détail et le coût de son projet. Jouant de l'effet de surprise, il en a dévoilé, au Bourget, les grandes lignes et bon nombre de mesures emblématiques et responsables : retour à l'équilibre des finances publique d'ici à 2017, dont il a réaffirmé qu'il est incontournable ; recrutements dans la fonction publique (et dans l'éducation nationale en particulier), mais à périmètre constant ; 150.000 emplois d'avenir et une réforme fiscale, nécessairement progressive.


Gageons que François Hollande ira plus  loin en  exposant les mesures qui permettront à la France de retrouver le chemin de la croissance.


Il ne fait aucun doute que le « levier » du changement qui serait porté par le vote des français lui donnerait du crédit pour convaincre nos partenaires européens, et l’Allemagne, en particulier de changer l’orientation de l’Europe.


Au Bourget, François Hollande a montré qu’un autre chemin est possible ; un chemin où le mot « égalité » retrouve ses lettres de noblesse.


Egalité ! Egalité ! Egalité…..         

Par Hervé-Mélaine AGBESSI - Publié dans : Politique
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 12:32

« François Hollande est un homme dangereux pour la France », déclara Nadine Morano. François Fillon critiqua vivement le « catastrophisme rustique » de François Hollande, accusant ce dernier d'une « diabolisation infantile » à l'égard de Nicolas Sarkozy. Le Président de l’Assemblée Nationale, Bernard Accoyer, sort de son rôle, en déclarant qu'une alternance à gauche dans trois mois entraînerait des « conséquences économiques et sociales » qui pourraient être comparables « à une guerre ».  Jean-François Copé  estime qu'à l'UMP: « c'est massacre à la tronçonneuse ».On perd malheureusement notre triple A, tandis que François Hollande tenait réunion avec des élus guadeloupéens, François Fillon l'attaquait à Paris, invitant « les agences de notation à lire le projet socialiste ».


Hormis le caractère choquant, absurde et indigne de pareilles déclarations, il est évident que la droite, aux abois, est complètement dépassée par l’urgence et le sérieux que requiert la gravité de la situation.


Certes, on le savait ! Pendant cinq ans, Nicolas Sarkozy a divisé en permanence les Français, il les a opposés les uns aux autres, ajoutant à cela les dérives du débat sur l'identité nationale ou encore le discours imbuvable de Dakar. Il ne faut pas s'étonner que la campagne présidentielle soit à l’image de ce quinquennat d'abaissement de la République.


Les snipers de l’UMP, désertant le débat politique, sont dans un état hallucinant de haine et d'agitation incontrôlée. Il leur est impossible de battre campagne  sur le bilan de Sarkozy parce que ce dernier n'a tenu aucune promesse. Il leur est aussi pénible  de faire campagne sur son projet parce que Sarkozy ne sait plus à quel saint se vouer.


Le bilan de la droite sarkozienne, c'est  la perte de plus de 450 000 emplois industriels, un million de chômeurs en plus, une dette explosive sinon galopante, une balance commerciale anémiée. On comprend mieux que cette droite sarkozienne n’ait comme issue que de faire campagne dans la brutalité et dans la peur.


Les français ne  peuvent être dupés par cette  technique médiocre qui n’est que vulgarité, outrance, manipulation et mépris à leur égard. Ils refuseront de subir cet abaissement, cette indignité nationale.


Le parti socialiste devra faire sa propre campagne, en se positionnant sur le fond, en élevant  le débat ; non pas en s’adressant aux agences de notation comme l’aurait voulu Fillon, mais en ayant un discours de vérité et d’intégrité vis-à-vis des français.


Enfin la droite, sentant sa fin prochaine, a toujours usé de la stratégie de la haine. En 1981 pour barrer la route de François Mitterrand à l'Elysée, elle avait décidé de sortir l'une de ses ultimes cartes pour disqualifier les socialistes, celle du procès en illégitimité. A l'époque, elle annonçait l'arrivée des chars soviétiques sur la place de la Concorde si François Mitterrand parvenait à l'Elysée. En 2012, ça sera l’arrivée de François Hollande à l’Elysée qui sonnera le glas de sa propre turpitude.

Par Hervé-Mélaine AGBESSI - Publié dans : Politique
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 11:29

Peu de temps avant sa victoire aux primaires socialistes, François Hollande  parlait de cette aventure comme d'un « coup de folie ». Il sait que la campagne sera dure, qu'il n'y a que des coups à prendre. En effet, au lendemain de sa désignation, notamment  lors de la Convention UMP du 18 octobre, la droite a commencé à l’attaquer : Au menu, un chiffrage ubuesque  du projet du PS à la mode Téléthon. Hollande y avait été qualifié entre autres de « Jospin décongelé » par le secrétaire général adjoint de l’UMP, Marc-Philippe Daubresse.


Si quelques doutes subsistaient, ils sont ce jour-là levés : la droite ne fera pas de cadeaux. Le PS  a en face  des tueurs prêts à tout, qui ne reculent devant rien.  Aussi,  Claude Guéant, n’avait-il pas lâché au JDD une histoire de « contrôle de routine » de DSK au bois de Boulogne en 2006. Pourquoi ? Parce que la droite pense bêtement que ce type de sortie empêchera la gauche d'attaquer Sarkozy sur le terrain de la morale.


Et puis, il y a les amabilités à l'égard de François Hollande. Le ministre de l'Éducation, Luc Chatel, avec une formule indigne sinon grotesque le compare ainsi à Babar, sympathique roi des éléphants. Sarkozy lui-même, en mal d’inspiration, compare en privé François Hollande, ici, à Guy Bedos, là, à « un morceau de sucre » (selon Le Parisien).


A la lecture de ces quelques lignes, on connaît déjà la partie qui a opté pour un débat et des formules d’abaissement national.


Alors, lorsque mercredi Le Parisien écrit que Hollande a traité, lors d'un déjeuner avec des journalistes, Nicolas Sarkozy de « sale mec », l'UMP joue sur du velours. Christian Estrosi s'élève brutalement   contre « François le petit », Nadine Morano ose une comparaison saugrenue  et malveillante en faisant le lien entre Hollande et Jospin qui, en 2002, « s'était laissé aller sur Jacques Chirac, le qualifiant de vieux et d'usé ». Jean-François Copé, qui trouve minable que des députés se contentent de gagner 5000 euros par mois (source : lepost.fr) s'émeut pour sa part « des insultes très choquantes et indignes ».


La polémique est rapidement désamorcée, puisque Hollande n'a manifestement pas directement insulté le chef de l'État, mais l'épisode révèle la capacité d’attaque de l’UMP qui ne lésinera ni sur les moyens ni sur les techniques les plus choquants  pour conserver le pouvoir.


Le sale mec, c'est un vain évènement, mais une attitude à laquelle il faudra s’attendre de la part  l’UMP tout au long de la campagne.


En même temps, cette sortie brutale de l’UMP contre cette histoire de « sale mec » montre à quel point  la  droite est aux abois. Certes, qu’a-t-elle à proposer  après tout ? Faire campagne sur son projet ? C'est compliqué, compte tenu du bilan de Sarkozy. Et faire campagne sur le bilan de Sarkozy, c'est atrocement plus compliqué.


Cela dit, si la stratégie de Sarkozy est d'attaquer et de faire attaquer Hollande par ses acolytes  en espérant une réplique du PS, il se trompe lourdement. En tous cas, Hollande n’a pas l'intention de participer à une guerre des tranchées : il clame : « Ça suffit ! ». « Chaque jour a son cortège de polémiques, comme si la droite redoutait le débat, craignait que ce soit projet contre projet, bilan contre bilan. »


Montrant  qu'il « n'est jamais dans la grossièreté », Hollande préfère attaquer Nicolas Sarkozy sur sa politique, et principalement sur la TVA sociale - un « nouveau plan de rigueur » - qu'il a promis d’abroger  une fois élu, si éventuellement elle était votée.

A l’outrance, la violence et la vulgarité de  l’UMP, le PS doit opposer en tout point sérieux et détermination. Les défis à relever pour sortir le pays du gouffre  d’endettement sont si nombreux que François hollande, à travers les thématiques qu’il développe commence à incarner une force tranquille. Qui dit mieux ?  

Par Hervé-Mélaine AGBESSI - Publié dans : Politique
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