Le 22 avril, les français avaient exprimé une défiance sans précédent à un président en exercice. Cette première victoire est celle de toutes celles et de tous ceux qui ont envie de mettre un terme à un pouvoir d’exclusion et de mépris ; un pouvoir au service des riches et des intérêts privés ; un pouvoir où l’inégalité a été érigée comme principe cardinal ; un pouvoir où la destruction des services publics est la norme ; un pouvoir assis sur la culpabilisation et la stigmatisation des plus faibles, des chômeurs et des corps intermédiaires.
Cette France qui divise, qui ostracise, qui pointe du doigt n’est pas celle qui nous rêvons. Celle que nous voulons est celle du rassemblement, de la réconciliation et de l’égalité proposée par François Hollande.
Le 6 mai ne doit pas être vu comme un aboutissement, mais plutôt comme un nouveau cap, un nouvel ordre économique et social placé sous le signe du changement. Le 6 mai doit marquer le début du rétablissement de la morale politique, d’une nouvelle politique de redistribution et de l’égalité réelle. Voila le choix que nous propose François Hollande.
Le 6 mai doit construire le chemin qui mène au progrès social, à la solidarité et à la transition écologique. Voilà le chemin que nous offre François Hollande.
Pour cela, voter François Hollande est la seule solution possible pour mettre fin au sarkozysme afin que la France et la république brillent à nouveau.
A ceux qui ont peur, je leur demande d’être rassurés. Comme en 1981, lors de l’affrontement Mitterrand-Giscard, la droite adopte la même tactique qui consiste à agiter les peurs, à lancer des rumeurs, à multiplier les attaques personnelles. En 1981, il s'agissait surtout de faire croire que François Mitterrand était « prisonnier des communistes ». Aujourd’hui, le pugilat auquel on assiste s’inscrit dans la même logique. Mais François Hollande est resté cohérent durant toute la campagne et ses propositions sont connues de tous.
Le peuple français, le 6 mai, dans son rôle d’arbitre saura dire non à Sarkozy, qui par ses contradictions, ses excès, ses mensonges, ses coups bas a abaissé voire abimé notre pays.
Les dérapages et les violences verbales de Nicolas Sarkozy ont mis en exergue la véritable nature du sarkozysme, lequel n’est aucunement un mode de pensée ou une idéologie. Le sarkozysme n’est rien d’autre qu’une stratégie vaseuse au service d’une seule personne dont les traits caractéristiques sont : l'opportunisme permanent, le mouvement, incessant et désordonné, la contradiction assumée (il prétend être "hors système" et parler au nom du peuple....alors qu'il baigne dans le monde de l'argent), l'utilisation d'une technique qui consiste à opposer les Français entre eux.
Quoi d'étonnant dans ces conditions de constater le désamour des Français à l'égard de ce président, qui a manqué de respect à leur égard comme à l'égard de l'Etat, de la fonction présidentielle, de la laïcité, de la démocratie et de l'image même de la France ?
Le 6 mai sera l'occasion pour les Français de permettre la mise en œuvre d'une nouvelle politique avec François Hollande, mais aussi de faire payer à Nicolas Sarkozy le prix de son arrogance, de son échec, en fermant définitivement la parenthèse sarkozyste. Ainsi, le 6 mai on pourra proclamer en cœur « le sarkozysme est mort ! Vive la république ! »
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